Les congressistes de l'ISCA aux grottes

Publié le par Nath

Entourée de Pierre Haiçaguerre, maire du village et de Christian Norrmand du SRA Aquitaine, Joëlle Darricau a eu le plaisir d'accueillir dans les grottes d'Isturitz et Oxocelhaya des confrères venus des quatre coins du monde, 42 sites représentés et 14 pays… C'était le 18 octobre dernier et Isturitz était la dernière étape du voyage de l'inter-congrès de l'ISCA qui s'est déroulé dans le sud ouest de la France sur le thème de "l’Art Préhistorique et les Grottes Aménagées". Les étapes précédentes sur quatre jours étaient les Grottes de Niaux et de Bédéilhac, le Parc de la Préhistoire à Tarascon sur Ariège, les Grotte de Cougnac et de Pech Merle, la Grotte de Lacave, le Gouffre de Padirac, la Grotte de Gargas et enfin, avant Isturitz, le Gouffre d'Esparros.
Après "l'aurresku" d'accueil dansé par Gilles Pedouan, près d'une centaine de personnes qui, pour la plupart, connaissait les grottes pour leur intérêt scientifique, sans les avoir jamais visitées, ont ainsi pu "faire l'expérience d'Isturitz". Expérience soigneusement préparée, avec l'aide de Jean-Philippe Leremboure directeur artistique de l'Espace Culturel. Car le souhait de Joëlle Darricau était de présenter à ses confrères une nouvelle forme de "management" de ces grottes au delà d'une gestion purement touristique du site, avec la mise en lumière de tout ce que création artistique et sciences ont à apporter à la vie de ces lieux.
D'où la richesse des intervenants pour cette visite particulière : Iegor Rezkinoff, spécialiste de l’art et de la musique antiques, et de la résonance dans les grottes ornées du paléolithique ; Aude Labarge, préhistorienne et plasticienne ; Jean-Marc, géologue de l'association "Les Pierres du Pays Basque" ; Mixel Etxekopar, musicien tout à la fois traditionnel et contemporain, virtuose de la flûte à trois trous (Txulula) et qui fait revivre pour nous la flûte d'Isturitz… Pierre Estève, musicien également passionné des sons de la grotte, et créateur et compositeur pour Isturitz et Oxocelhaya d'une installation sonore qui est le fruit d'un échange entre création musicale et savoir scientifique.
Enfin, Paxkal Indo, le complice des grottes dès les premières expériences artistiques a,
avec ses amis, fait résonner la fin de la visite au son de la txalaparta…sans oublier Katarina, traductrice et guide polyglotte !

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