Un été à fouiller...

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Ils sont la dernière équipe de fouilleurs pour cette campagne sur la période aurignacienne d'Isturitz. Au nombre de 9 cette année,  nous avons choisi de vous les présenter un à un. Ils ont - presque tous... - entre 20 et 30 ans, viennent ou vont vers des horizons les plus variés mais ont bien entendu une passion commune : l'archéologie !
Impressionnants par leur CV, enthousiasmants par leur énergie...

Magali est de Bayonne, elle est enseignante et prépare une thèse de doctorat en Art Pariétal à l'Université de Bordeaux. C'est sa 2ème année à Isturitz. Elle a aussi fait des chantiers de relevé d'art pariétal, mais "là, on ne touche pas". Elle voulait donc se rapprocher des hommes qu'elle étudie au travers de l'art et "toucher" réellement leur quotidien. Magali est aussi intéressée par cette période particulière du paléolithique supérieur qui a vu la naissance de l'art pariétal, et cherche ainsi à mieux connaître cette culture.

Maitena est de Sare et prépare une licence de l'Art et d'Archéologie à Paris. Elle a choisi de s'orienter vers l'étude des premières civilisations de la Méso-Amérique (aire culturelle d'Amérique centrale). Maitena vient pour la première fois à Isturitz et est heureuse d'avoir été acceptée dans cette équipe malgré sa jeunesse dans la recherche. Elle voulait aussi confirmer sa vocation et affirme avec un grand sourire après à peine 2 semaines de fouilles : "maintenant je suis sûre que j'aime !" Alors, peut-être, de prochaines fouilles au Mexique...

Hugues est technicien de fouilles, a fait des études de philosophie, s'est quand même "arrêté à l'agreg" ! Technicien de fouille... une profession, une passion. Pour lui, Isturitz rentre dans le domaine de la passion car il en est à sa 6ème ou 7ème campagne... il ne sait plus trop. Hugues parle plutôt des autres, mais pourrait nous en dire beaucoup sur l'archéologie de terrain en France ou ailleurs... Heureux d'avoir intégré cette spécialité bien que n'ayant pas fait d'étude d'archéologie, "ce qui est de plus en plus difficile aujourd'hui...", il nous parle volontiers de la richesse de ces chantiers de bénévoles où tous ceux qui sont là sont des passionnés.

Solène est de Valence, a fait une licence de géologie à Lyon et est en master d'Antropologie et Préhistoire à Bordeaux. c'est sa première année à Isturitz. Elle est là pour son intérêt pour l'époque aurignacienne et pour "expérimenter un des sites dont on nous parle en cours". Une mission pour elle : travailler sur une coupe-témoin qui reprend toute la séquence aurignacienne. Courage Solène !

Christelle vient de la Région Parisienne, a une maîtrise d'Archéologie et est inscrite pour la rentrée "en BTS de gestion forestière"...   mais sa passion reste intacte : elle en est à son 9ème chantier de fouilles dont 3 à Isturitz !

Anaïs a un master d'archéologie, et a décidé de s'orienter vers le social. Toujours une histoire d'humains, en somme... Anaïs est une habituée de la salle Saint-Martin : elle en est à sa troisième année de fouilles pour réveiller les aurignaciens d'Isturitz.

Mathilde a fait un master préhistoire à Toulouse. Elle vient en voisine depuis les Landes pour la deuxième année pour travailler avec l'équipe de Christian Normand.

Céline
vit à Nantes, a fait les Beaux Arts, un passage en Histoire de l'Art et Archéologie et est maintenant illustratrice de livres pour enfants. Même si elle juge qu'elle n'a pas la somme de connaissances théoriques de ses collègues, elle "apprend beaucoup à leur contact" et trouve ces expériences trop enrichissantes pour arrêter les fouilles ! C'est donc sa 2ème année à Isturitz.

Simon a un doctorat en Antropologie de l'Université de Montéral au Québec. Il est l'un des spécialistes des instruments de musique de l'époque pré-colombienne au Mexique, et bien qu'il vienne depuis de nombreuses années à Isturitz, il dit ne pas venir chercher "la flûte" ! Si Simon connaît ce chantier sur le bout des doigts (6 ou 7 campagnes depuis 1999) et en parle aussi volontiers que le responsable Christian Normand, il a participé par ailleurs à de très nombreux chantiers. Mais Isturitz reste celui qu'il apprécie plus particulièrement : "ici, c'est luxueux : l'ambiance, l'accueil, le contexte du Pays Basque aussi et ... on ne mange pas que du riz !"

Et il en manque un : Christian Normand archéologue au SRA Aquitaine, responsable des chantiers de fouilles d'Isturitz qui a mené ces différentes campagnes et qui s'attache à coordonner le travail colossal de recherche et de publication qui se poursuit. Bientôt un portrait dans ce blog....

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